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Jean RABEYRIN (1925-1944)

Il est né le 30 juillet 1925 à Bellegarde. Au moment de la Deuxième Guerre mondiale, il habitait à Polliat. Son père, Emile Rabeyrin, était alors receveur de la poste.


Il est élève au lycée Carriat. Il commence la Résistance à Bey, car, pendant les vacances d’été, il donnait un coup de main dans une ferme où il fallait compter les récoltes, dont une partie était réquisitionnée par les Allemands et là, il commence à tricher sur les comptes.
Il fait passer des documents, tracts etc.
Arrêté, il passe l’examen du brevet enfermé et surveillé à la gendarmerie de Bourg-en-Bresse. Sans doute libéré car très jeune, et avec une amende.

Il est ensuite normalien (école de formation des maîtres) à partir de la seconde. Il continue de passer des documents, tracts, etc.

Pétain ayant fermé les écoles normales, il se retrouve avec les autres élèves-maîtres au lycée Lalande. Le 5 juin 1944, pendant l’épreuve du baccalauréat, des lycéens et professeurs résistants sont arrêtés. Ce jour là , Jean alors en seconde était chez ses parents. Quelqu’un est venu le prévenir de ces faits, il vole un vélo et rejoint le maquis à Cormoz, un groupe FTP. Son nom de maquisard était Labiche.
Il viendra une fois, voir ses parents par surprise. Il a envoyé 4 lettres avec un nom et une adresse inconnus à Polliat. Ne pouvant pas être distribuées, elles étaient remises à son père, le receveur de la poste. Ces lettres contiennent des sous-entendus, mais au moins ses parents le savaient vivant. Ils ont d’ailleurs reçu la dernière lettre après son décès.
Les maquisards venaient manger à la ferme des parents Basset à Cormoz.


Le 2 septembre, il circulait dans une voiture, avec Robert Garnier, Boumi Brunwasser, alias Bruno, Jacques Collet, alias Jarnet (17 ans) et un prisonnier allemand lorsque, au lieu-dit Malichy, ils croisent un convoi allemand. Des tirs ont lieu ; arrêtés le long d’un bois les maquisards y trouvent refuge. Jean doit faire le tour de la voiture pour fuir, il tire 2 chargeurs de mitraillette Sten pour protéger ses camarades. Blessé aux jambes, il tombe. Un Allemand l’achève à bout portant dans la tête. Il est enterré le lendemain sur place, il avait 19 ans.


Le 4 septembre, son frère et sa mère se rendent à Bourg-en-Bresse en vélo et parmi ceux qu’ils croisent, ils demandent des nouvelles de Jean : pas de réponse. C’est de retour à la maison à Polliat qu’ils trouveront les maquisards venus annoncer son décès.